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Mercredi 05 Décembre 2007

Avec mes élèves, j'ai lu Le Faucon malté, excellent roman policier destiné à la jeunesse et écrit par l'Anglais Anthony Horowitz ; il est plein d'humour, et fonctionne fréquemment sur le mode de la parodie. Or, c'est intéressant, car il exploite les clichés du roman policier en les tournant en dérision, ce qui évite de les prendre comme argent comptant, et les fait apparaître comme fantasmes, mais comme fantasmes qui contiennent une vraie poésie.

On a souvent glosé sur la mythologie du roman policier. Mais le roman policier, en principe, reste dans les limites du réalisme. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'en ai peu lu : le réalisme ne m'a, en lui-même, jamais intéressé.

L'énigme policière ne débouche pas, en principe, sur un authentique mystère, mais seulement sur des actions dont le ressort est purement matériel : cela déçoit. Alfred Hitchcock, ainsi, malgré son talent pour créer des plans en eux-mêmes étranges et lourds de sens, chargés d'énigme, ne m'a pas toujours enthousiasmé : les intrigues qu'il mettait en scène n'étaient pas forcément à la mesure de son talent. Au bout du compte, je les ai souvent trouvées vulgaires et banales.

Le modèle de l'affaire policière qui s'achève sur un mystère authentique était pour moi The Case of Charles Dexter Ward, de Lovecraft : j'aime à l'infini ce petit roman d'une puissante poésie ; son pouvoir suggestif est incroyable. Au cinéma, je me souviens surtout avoir adoré, d'Orson Welles, A Touch of Evil (La Soif du mal) : les deux personnages principaux représentaient des méthodes d'investigation diamétralement opposées : l'un suivait le raisonnement scientifique et la procédure légale, l'autre son intuition, et fabriquait les preuves, mais cette intuition était une sorte de don reçu à la suite d'une blessure, qui l'avait en quelque sorte initié au dessous des choses, et finalement, elle conduisait à la vérité. C'était d'une sublime ambiguïté.

Cela dit, si on ne touche pas au fantastique - si on ne plonge pas, même, dans le mythologique, comme dans certains romans de Philip José Farmer, au sein desquels les criminels sont en réalité des êtres venus d'une autre dimension, et doués de pouvoirs phénoménaux, notamment celui de la métamorphose -, si on ne franchit pas ce seuil, je reste sur ma faim. Et c'est pourquoi, paradoxalement, j'ai beaucoup aimé le roman d'Horowitz, qui se moque des fantasmes somme toute un peu creux du genre policier. La scène au sein de laquelle le héros a les pieds pris dans le béton et va bientôt être jeté dans la Tamise, alors que le brouillard emplit les berges, et que les policiers surviennent providentiellement pour le sauver, m'a beaucoup plu, mais aussi parce qu'il ne fallait pas la prendre au sérieux. Et la toute fin, quand un rayon du soleil ouvre le coffre censé être plein de diamants, au sein du cimetière, est très poétique ; le faucon de pierre, avec ses yeux de verre luisants au soleil, trône au-dessus d'une tombe avec une suggestivité profonde, un symbolisme magnifique. C'est souvent que le réalisme devient sublime quand des statues semblent receler une vie cachée, et incarnent des forces qui agissent mystérieusement dans le monde. On avait cela, aussi, dans Les Mines du roi Salomon, un livre éblouissant.

Mais justement, c'est quand on est capable de se moquer des stéréotypes qui ne contiennent pas de véritable portée occulte, qu'on est aussi capable de créer des figures qui contiennent davantage qu'il n'y paraît, et qu'alors surgit la vraie poésie. Les fantasmes sans archange, pour ainsi dire, font rire l'homme d'esprit. Et les archanges sans vie divine pour les animer, aussi, bien sûr. Mais un simple caillou peut émerveiller l'âme sensible, s'il paraît habité d'un gnome qui se cache.

publié par Ramiel dans: ramiel.fr
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Commentaires

Lisez les enquêtes du père Brown de Chersterton, le fantastique mêlé au policier !


Mais le meilleur policier fantastique c'est encore Dorian Gray ou comment devenir un criminel insoupçonnable à travers les chicanes du temps !


 

Commentaire n° 1 posté par: iPidiblue et le triomphe de l'art du crime le 05/12/2007 - 13:54:57
Sinon, il y a Jean Ray, aussi : Harry Dickson. Dorian Gray, je l'ai lu.
Commentaire n° 2 posté par: Ramiel(site web) le 05/12/2007 - 14:05:07

Faire lire des polars à des gamins ?


C'est de la garderie ! M'étonne pas qu'ils savent plus rien. Et s'ils connaissaient mieux la grammaire, s'ils avaient appris à respecter une règle, y brûleraient moins de bagnoles. Un polar ! c'est tout ce que vous avez trouver pour raccoler les jeunes consciences, hein ?  Pauvres gens, pauvre pays,  

Commentaire n° 3 posté par: Mon colonel le 06/12/2007 - 19:02:41
Mais je vous rassure, ça ne sert qu'a laisser les gosses de pauvres dans la merde, avec des références culturelles a minima. Les gosses de riches, eux, y sauront toujours glisser un chouille de Racine ou de Diderot pour avoir leur bac haut la main, eux.
Commentaire n° 4 posté par: Mon colonel le 06/12/2007 - 19:08:57
Colonel,

votre vocabulaire erre et vous offensez la grammaire...

Relisez-vous !

J'espère que vous écrivez tout ça juste pour nous faire enrager, parce que sinon, c'est grave ...
Commentaire n° 5 posté par: Thaïs le 06/12/2007 - 21:41:56

Cher Colonel,


Le récit policier est au programme : il faut vous adresser au ministère de l'Education.


Anthony Horowitz sinon est un excellent écrivain.


Les histoires que raconte Racine, de belles-mères qui tombent amoureuses de leurs beaux-fils certainement mineurs, ne sont pas non plus à mettre entre toutes les mains.

Commentaire n° 6 posté par: Ramiel(site web) le 07/12/2007 - 07:30:01

Ramiel,


décidemment, on n'est rarement d'accord sur nos lectures, il y a d'excellents polards de toutes factures


perso, après être passée par les classiques, d'Agatha Christie jusqu'aux modernes comme Camilleri ou Montalban, j'apprécie de plus en plus le polar "ethno", s'il est bien écrit, dont un exemple particulier est Arthur Upfield


un polar où le mystère se résoud par des voies extraterrestres frôle l'absurde, cela ôte tout le plaisir du polar, autant lire de la SF


quoique j'avais beaucoup aimé "Sans parler du chien" de Connie Willis, avec un joli paradoxe spatio-temporel


Pour finir, un lien sur les promeneurs, les montagnes : http://www.ecrivains-voyageurs.info/

Commentaire n° 7 posté par: mouette rieuse le 07/12/2007 - 12:49:27
"votre vocabulaire erre et vous offensez la grammaire... "Thaïs. 06/12/2007 - 21:41:56 Vous avez tout à fait raison Thais, mé vou konprené, chui 1 gos de pov " Le récit policier est au programme : il faut vous adresser au ministère de l'Education." Ramiel 07/12/2007 - 07:30:01 Avec le polar meurt l'amour du langage, la jouissance du gueuloir. Tout cela pour finir en adoration devant des scripts de téléfilms. D'où la réaction de certains élèves : "Pourquoi je me ferais chier à lire l'histoire d'une femme de médecin normande qui se fait chier ?" Des polars au programme ? Démagogie, populisme, la France se tire une balle dans le pied, détruit volontairement son lectorat et réduit sa francité littéraire (qui est D'ABORD la connaissance des Anciens) à une peau de chagrin. Avec ce système, le pays se coupe de son passé. Et qui n'a pas de passé...
Commentaire n° 8 posté par: Mon Colonel le 07/12/2007 - 14:55:03

Moi, je pense qu'en France, le poids du passé est souvent trop grand. Cela dit, je suis d'accord pour enseigner les classiques, non parce qu'ils sont anciens, mais parce qu'ils étaient en général d'immenses écrivains. En ce moment, j'étudie un poème de Hugo, par exemple.


Cela dit, le récit policier n'est rien d'autre que la tragédie transposée dans un univers moderne et urbain. Le monde a bien changé dans ses apparences. Pour toucher un public contemporain, il faut bien se saisir de formes qui lui parlent. Du reste, Les Misérables, ou Thérèse Raquin, Claude Gueux, Les Mystères de Paris, cela ressortit déjà au roman policier, simplement à cause de l'univers dans lequel cela se déroule.


Mouette Rieuse, je n'ai rien lu de ce que vous citez. Néanmoins, c'est bien ce que j'ai laissé entendre : le policier ne m'intéresse que quand il devient de la science-fiction, car en principe, je ne crois pas à des fantasmes qui ne s'assument pas comme tels, qui se font passer pour du réel. De fait, c'est cela que je trouve absurde. Voilà pourquoi je ris avec Horowitz de cette prétention au réalisme du genre policier.


A vrai dire, si j'aime Les Misérables parce que, précisément, cela dépasse le social vers le mythologique (ce dont on s'aperçoit quand on le lit, et non quand on le survole ou quand on se contente d'en regarder les adaptations filmées), je n'aime pas vraiment beaucoup Thérèse Raquin, dont le psychologisme me semble burlesque et tiré par les cheveux, naïf.

Commentaire n° 9 posté par: Ramiel(site web) le 07/12/2007 - 18:07:48

Ramiel,


un Polar, c'est avant tout un roman, il y a une intrigue, des personnages, un contexte, et où voyez-vous une "prétention" au réalisme ? Tout peut y arriver, au contraire, c'est une liberté par rapport au roman classique.


Ceux que je vous ai cités sont d'une richesse et d'une inventivité. Mais il faut y être sensible.


Alors, pour finir, restez dans la science-fiction, n'allez surtout pas lire autre chose, mais quelle étroitesse de lecture.


Je crois que je n'aurais pas aimé être de vos élève,  moi qui lis de tout sans a priori... 

Commentaire n° 10 posté par: mouette rieuse le 07/12/2007 - 18:42:10
C'est clair : on enseigne forcément des matières qui nous dépassent et pour des enjeux qu'on ne mesure pas forcément.

 Qui peut se vanter de connaître sa discipline à fond ?

 Mais avec les très jeunes ou les adolescents, qui abordent souvent un peu tardivement la lecture, l'important est de leur faire goûter les textes. Alors là s'ouvre un petit espoir : que l'enseignant ait lui-même une façon de lire qui ne soit pas pure façade.

Bien sûr, Colonel, les gosses de riches , comme vous dîtes, sauront comment s'y prendre pour réussir ou réussir à peu près leurs épreuves d'examen, mais lire un bon polar ne leur ferait pas de mal à eux non plus ...  Les classiques , ils en sont gavés, comme ils disent, quoique ce soit pourtant bien le contraire.

Il faut un peu de temps pour LIRE vraiment Diderot ou Racine, et avant d'emmener bébé au restaurant 3 étoiles, il faut d'abord l'étape du biberon et des petits pots. Même la lecture seule de la carte  ne passerait pas avant d'avoir habitué l'estomac à une nourriture plus adaptée.

Un bon polar , lu intégralement, c'est assurément mieux que des extraits mélangés de la Genèse, de pubs, et de chansons pour étudier une séquence sur le discours injonctif.

Ce genre de programme , j'en conviens, est un crime contre les jeunes qui n'ont pas de livres à la maison, crime concocté par des parvenus de la culture et des cuistres diplômés de sciences de l'éducation, faute d'avoir pu faire carrière autrement .

Lire un polar n'exclut pas qu'on lise des classiques : on ne reste pas sur un polar toute l'année ...

Beaucoup de bruit pour rien !!!
Commentaire n° 11 posté par: Thaïs le 07/12/2007 - 20:34:23
Qu'il est désolant de tomber sur des commentaires mettant en avant la nécessaire hiérarchisation de la culture après un article ouvrant d'innombrables perspectives de lecture ! Ramiel, je tenais à dire que j'ai goûté avec un rare plaisir ces références à des auteurs que je vénère, lis et lirai encore et que ma première réaction était de vous demander précisément à quels titres de Farmer vous faisiez allusion, bien que certains éléments rappellent des passages de la saga des Hommes-dieux qui est un de mes cycles préférés dans la Littérature de l'Imaginaire ; on pouvait aller plus loin avec la Jungle nue, roman (très) leste mettant en scène les mémoires de lord Grandrith, plus connu dans le monde sous le nom de Tarzan, et dont on apprend qu'il est le fils de Jack l'Eventreur et un parent de Doc Savage !

Cela dit, je ne parviendrai jamais à comprendre comment on peut étiqueter telle frange de la littérature et la ranger dans des SOUS-catégories sous prétexte qu'elle attire le plus grand nombre sans forcément sacrifier la langue. Doit-on rappeler que feu Asimov est (et restera sans doute longtemps) l'écrivain, TOUTES CATEGORIES CONFONDUES, ayant reçu le plus de titres, récompenses et honneurs, lui qui s'est fait connaître par la SF (tant vilipendée dans nos contrées), se complaisait dans les nouvelles policières, avait des facilités inouïes pour la vulgarisation scientifique et n'aimait rien tant que les récits historiques.

L'une des choses que j'aie le plus regrettées dans ma scolarité était de n'avoir jamais étudié le moindre roman de SF (pas le moindre !) alors que c'était, et de loin, ma littérature favorite. Pour quelle raison ? L'objectif des enseignants n'est-il pas d'ouvrir à la culture, et non de la verrouiller sur certains modèles incontournables ? Je suis heureux aujourd'hui de pouvoir mettre dans mes rallyes-lecture des ouvrages provenant de tous les genres et de pouvoir emmener mes élèves voir la Planète Sauvage (prix du Jury à Cannes qui N'EST PAS un festival de science-fiction), après un Truffaut et un Miyazaki et avant Princess bride. 4 oeuvres enthusiasmantes, tant par leur diversité que par leur narration.

Au fait, merci Ramiel. As-tu lu d'autres titres de Lovecraft ? Et connais-tu les Veufs Noirs ?
Commentaire n° 12 posté par: Vance(site web) le 07/12/2007 - 23:42:43

J'ai tout lu de Lovecraft. Les Veufs noirs, c'est la série de récits policier d'Asimov, mais je n'ai rien lu de cette série. Vous avez raison, bien sûr, Vance. Pour Farmer, le roman sur Tarzan, je l'ai lu, mais pas la saga des Hommes-Dieux. Je faisais allusion aux deux romans fantastico-érotiques dont le héros est un détective privé, en français Gare à la bête et sa suite, je crois.


Mouette Rieuse, je n'aurais pas aimé être votre élève non plus, car accuser les autres d'avoir des préjugés alors qu'on commence à dire que la science-fiction est un genre étriqué, il faut le faire. Mais il est notoire que beaucoup d'élèves s'en prennent à leurs professeurs pour des raisons loufoques, et se plaignent ensuite que les professeurs se plaignent d'eux, estimant que leurs motifs grotesques ont un fondement.


Bon, quoi qu'il en soit, les mystères qui restent dans les limites du réalisme, et qui ne puisent pas au tréfonds de l'âme humaine, ou de l'âme du monde, même, qui donc ramènent les faits matériels à des motifs banals, ou psychanalytiques, comme dans les films de Chabrol ou de Hitchcock (sauf Les Oiseaux) proposent pour moi des fins tellement ineptes que je trouve qu'elles gâchent l'ensemble. Mais on peut toujours croire que le monde physique contient un gros tas de merveilles : moi, j'aime mieux me moquer d'une telle idée, que cela plaise ou non à mes élèves (telle Mouette Rieuse).

Commentaire n° 13 posté par: Ramiel(site web) le 08/12/2007 - 07:17:32
(En outre, il est idiot de dire que tout peut arriver si on reste a priori dans les limites du réalisme ; le réalisme est un principe tout fait, justement, et ce qui est étriqué, c'est le récit qui dès le départ fait le choix conscient et obligatoire du réalisme. Donc, ceux qui veulent rester dans ces lectures, qu'ils le fassent.)
Commentaire n° 14 posté par: Ramiel(site web) le 08/12/2007 - 07:21:43

Je suis curieux de savoir ta/votre (oh et puis ce sera "ta", on se connaît assez à présent !) réaction si jamais il arrive que tu aies à les parcourir (je parle des Veufs noirs) : c'est très agréable et piqueté de cet humour bon enfant qui lui était caractéristique. Nettement plus réussis que les récits mettant en scène Azazel, ce petit démon familier.


J'ai honte de n'avoir pu saisir les allusions aux deux romans dont le personnage principal est Harald Childe et qui donnent une explication des phénomènes surnaturels assez intéressante. Malgré les nombreuses scènes érotiques, j'avais apprécié ces ouvrages comme la majorité des oeuvres de Farmer.

Commentaire n° 15 posté par: Vance(site web) le 08/12/2007 - 11:16:23

Du policier classique sans humour, à mon avis, cela ne vaut rien. Mais Asimov justement ne valait pas rien : il savait faire la part des choses. Oui, Harold Childe : l'érotisme ne m'a pas vraiment gêné. Il est plutôt cocasse, dans ce livre. Mais ces histoires de détective qui commencent avec un crime étrange et finissent par du fantastique mythologico-scientifique, avec les êtres des autres dimensions, c'est assez sublime. De fait, le livre n'est pas sans humour non plus, mais le fond mythologique crée une profondeur qu'on a envie de prendre au sérieux de façon spontanée. Ce n'est pas un parti-pris, comme a l'air de l'insinuer Mme la Mouette Rieuse : c'est un fait qu'on ne prend au sérieux le mystère que s'il dépasse les limites de l'entendement ordinaire ; c'est un fait psychologique objectif, et il faut avoir un parti-pris en faveur du réalisme pour ne pas le reconnaître : l'esprit humain n'est curieux que vis à vis de ce qui se meut au-delà des apparences.

Commentaire n° 16 posté par: Ramiel(site web) le 08/12/2007 - 12:03:52

> Ramiel, il y a contresens de mon commentaire, là.


Je n'ai jamis voulu dire que la science-fiction est un genre étriqué...  la preuve, j'en lis aussi, et de tout genre.


Mais ne pas s'interesser aux polars, à toutes les formes de polar, parce que l'on préfère la SF, n'est pas une preuve d'ouverture d'esprit


pour moi, la SF n'est pas supérieure au polar, c'ets une autre forme de littérature

Commentaire n° 17 posté par: mouette rieuse le 08/12/2007 - 12:32:53

C'est idiot, ce que vous dites. Si je ne m'intéressais pas au genre policier, je ne lui aurais pas consacré un article sur mon blog. J'ai simplement approuvé Horowitz de s'être moqué des poncifs du genre, parce que je trouve que les mystères des récits policier sont souvent bidon. Ce sont des mystères à trois francs. C'est monté de toutes pièces pour qu'on suive l'histoire, et finalement, ce n'est qu'une bouffonnerie.


Mais la science-fiction fait souvent pareil. En particulier, lorsqu'elle prétend donner des explications rationalistes aux phénomènes étranges qui se sont déroulés auparavant, en invoquant des théories farfelues et trop compliquées pour avoir la moindre relation avec la réalité.


Maintenant, si vous trouvez que c'est manquer d'ouverture d'esprit de trouver bidon certains mystères montés de toutes pièces, simplement pour divertir facticement le lecteur, je ne peux vraiment rien pour vous. Autant trouver que se moquer des fantasmes des esprits crédules, comme le faisait Voltaire, est aussi une marque de manque d'ouverture d'esprit.


Bref, je crois qu'avoir l'esprit ouvert, c'est surtout s'apercevoir ce que peut avoir de grotesque une énigme qui débouche sur une bouffonnerie ; car ce n'est là qu'une construction romaneque, établie sur du vide juste pour attraper le lecteur, exactement comme de la publicité.

Commentaire n° 18 posté par: Ramiel(site web) le 08/12/2007 - 13:20:50
Errata : s'apercevoir DE ce que peut etc. et : romaneSque.
Commentaire n° 19 posté par: Ramiel(site web) le 08/12/2007 - 13:22:45

Encore un gars de la tribu!


C'est dingue! Ils et elles auront se prévaloir de toutes les pensées "humanistes", "humanitaires", "universalistes" etc..., seule la tribu les motive jusqu'au tréfonds de leur âme et selon moi ils et elles sont aussi arriérés que les talibans ou les adeptes de la Grande Serbie.


Le jour où je verrais une critique positive, élogieuse, d'un écrivain ne faisant pas partie de la tribu, je me dirais enfin! Enfin! on juge l'écriture et non celui qui écrit, sa race, son origine, ses croyances religieuses.


Le tribalisme m'exaspère!


 

Commentaire n° 20 posté par: Marcel(site web) le 10/12/2007 - 17:56:48

N'en parlez pas, en ce cas. Le livre d'Anthony Horowitz était en série dans mon Collège, et je ne me souviens pas l'avoir choisi : un collègue l'avait fait. Je l'ai donné à lire parce que le récit policier était au programme et je l'ai moi-même lu et l'ai bien aimé. C'est assez simple. C'est ce qui s'appelle prendre les choses comme elles viennent et sans a priori.


Le plus bizarre est que dans mon article, je ne fais allusion à rien d'autre qu'à la nationalité anglaise de l'auteur : je ne parle aucunement d'origines visiblement polonaises, et la raison en est qu'elles sont invisibles, à la lecture du livre, et que même sur le plan religieux, ce récit se passe durant Noël, et qu'il n'y a aucune autre implication que la vie telle qu'elle peut se dérouler à Londres durant cette période. Noël est pris comme moment implicitement chargé de magie, et puis c'est tout.

Commentaire n° 21 posté par: Ramiel le 10/12/2007 - 18:21:52
Commentaire n° 22 posté par: toto10 le 05/11/2008 - 17:37:30
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